MONTREUX MUSIC CLUB
NED 2008: VERS LA FIN DE 14 ANS D'AVENTURES MUSICALES
Le contexte
Le Ned est actuellement sous le coup d'une résiliation de bail qui devait prendre effet le 31 janvier 2008. Une lutte pour sa survie a donc été engagée, afin de lui permettre de rester dans ses locaux actuels jusqu'à la démolition du bâtiment et, à terme, d'emménager dans de nouveaux locaux. Comment a-t-on pu en arriver là, alors que le Ned a depuis 2006 une situation économique fragile mais saine?
L'ancienne Menuiserie Held, qui abrite le Ned, est un bâtiment voué à la démolition depuis près d'un quart de siècle. Depuis 1994, le bail est mensuel, renouvelé tacitement chaque mois. L'inéluctabilité de la démolition du bâtiment est une réalité avec laquelle le Ned vit depuis ses débuts.

Le 27 avril 2007, les membres du Ned, réunis en Assemblée générale, ont élu au comité, à titre de caissier et de comptable, deux personnes issues du monde des musiques électroniques, afin d'amener du sang neuf dans l'association. Ce fut une erreur.

Ces deux personnes n'ont malheureusement pas pris leurs responsabilités et ont été d'une grave négligence. Il va de soi que, dès que le reste du comité a découvert le pot aux roses, durant le 2 semestre 2007, ces deux personnes ont été priées de quitter immédiatement l'association... mais le mal était déjà fait!

Fin juin 2007, la régie immobilière mandatée par la BCV a envoyé une mise en demeure portant sur 2 mois de loyer, avec menace de résiliation de bail si ce retard n'était pas rattrapé dans les 30 jours. Sommé par le président de l'association d'effectuer l'intégralité de ce paiement immédiatement, le comptable a décidé de son propre chef de le faire en 2 versements séparés... dont le 2e a été fait hors délai!

Fin août 2007, une démarche administrative auprès de la régie immobilière a mis à jour, entre autres, ce retard de paiement. A la demande du Ned, un relevé de compte a été établi, qui a permis d'éponger tous les retards. A aucun moment la régie immobilière n'a fait état de la moindre menace de résiliation de bail, étant entendu que ces retards de paiement étaient exceptionnels et que le Ned dans son ensemble ne pouvait pas en être tenu pour responsable.

Contrairement à ce qui a été rapporté par le journal «20 minutes», affirmant que le porte-parole de la BCV soulignait que «le bail a été résilié en raison de deux mois de loyers impayés», il s'agissait en réalité d'un retard et non d'un non-paiement, et qu'il portait sur un mois seulement (l'autre mois ayant été payé immédiatement après la mise en demeure de juin). A la date de l'avis de résiliation, TOUS LES LOYERS AVAIENT ÉTÉ PAYÉS, et même avant la date d'échéance habituelle!

Il s'agit donc en fait d'une simple erreur administrative de la part du Ned, réglée ultérieurement avec la meilleure volonté du monde et en toute bonne foi. La décision de la régie immobilière de résilier le bail, prise en accord avec la BCV alors que la situation avait été totalement régularisée, est par conséquent extrêmement surprenante, d'autant plus que les acheteurs potentiels du bâtiment n'ont apparemment pas encore signé d'engagement ferme.

Le Ned vivant depuis 14 ans en pleine connaissance de l'inéluctabilité de sa fin en ses murs, rien n'a changé et, le jour où arriveront les bulldozers pour détruire le bâtiment, le Ned devra émigrer vers d'autres lieux et commencer une autre vie...

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